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Réflexion

2 ans pour vivre vraiment

10 Mai , 2017  

Auteur : Alexandra /

Mon rêve…. accompli !

Je me souviens comme si c’était hier de notre départ, finalement, pas si difficile, puisque mon amoureux était à mes côtés, et mes parents nous emmenaient, comme pour un week-end en famille, faire nos premiers 1000 km, direction l’Est.
C’était il y a 2 ans, et plus de 140 000 km. 5 ans après que l’idée ai germé dans ma tête.
24 mois magiques, uniques, riches de rencontres inoubliables.
J’aimerai me souvenir de chaque main tendue, chaque sourire croisé au détour d’une rue… avec cette frustration de finalement avoir oublié déjà trop de choses, trop de détails, de senteurs et d’émotions. Il me reste l’envie de repartir pour que tout me marque encore plus fort, m’imprègne encore plus. Tous ces matins où l’on se lève, sans savoir où l’on dormira le soir, sans savoir ce que la magie du voyage va nous réserver comme surprise, comme cadeau. J’ai essayé de vivre chaque jour au présent, puisque chaque jour de plus m’était offert comme tel, avec ses hauts et ses bas… Mais je n’ai jamais voulu interrompre le voyage, tellement tout coulait de source pour moi. Le sourire est resté fixé sur mes lèvres chaque jour et je ne regrette aucun choix. Un énorme merci à mon oiseau double d’avoir partagé ce rêve avec moi, 24h/24… depuis 24 mois, sans toi, rien n’aurait eu autant de saveur et de folie !

Mon tour du monde…accompli !

Comme un rêve de petite fille qui fait tourner son globe, et pique au hasard une nouvelle destination imaginaire…

Comme un poisson dans l’eau, ou devrais-je dire comme deux oiseaux dans l’air, nous nous sommes toujours sentis à notre place : hébergés généreusement chez les éleveurs/pécheurs du lac Titicaca ou dans la sublime villa d’une famille australienne ; A faire le service du petit déjeuner dans un camping du désert d’Atacama par 5°C, ou à créer et replanter un jardin de A à Z chez un néo-zélandais ; A siroter un cocktail dans le lagon de Bora Bora avec le Staff des grands hôtels, ou en équilibre sur une pirogue au milieu d’un affluent de l’amazone péruvienne ; A manger notre sandwich en haut du Machu-Picchu ou à déguster des crabes au lait de coco dans un village de pêcheurs philippins, sur une petite île perdue ; Faire à vélo 70km sur des ponts gigantesques qui relient 7 iles japonaises ou à grimper au sommet de la dune de sable du désert de Gobi pour y admirer un coucher de soleil ; A piloter un scooter au milieu des rizières et des routes chaotiques de Bali ou conduire notre mini camping-car sur les mythiques routes des déserts californiens…

1000 vies croisées et l’impression de moi aussi avoir vécu plusieurs vies, toutes plus intenses les unes que les autres.
Ce tourbillon d’expériences nouvelles et de rencontres est devenu notre quotidien, depuis plus de 700 jours. Comme si prendre un minibus collectivo qui crache sa mauvaise musique pop au milieu de champs de quinoa et entouré de femmes vêtues en habits traditionnels quechua était normal… pour nous, européens…
Finalement, on s’habitue à tout, on s’adapte à tout, tout devient naturel, dès que l’on accepte de se laisser porter et de suivre le flot…

Ma prise de conscience…accompli !

Les paysages à couper le souffle, les merveilles de la nature et de l’homme, ses cruautés et ses désastres aussi.
Un monde si petit et vaste à la fois, si fragile et si magnifique, qu’il nous a tant de fois révolté de constater ce que l’homme lui inflige.
La nature de l’homme peut être si bonne et si cruelle à la fois. Pourtant la plupart de gens à travers le monde veulent la même chose et aspirent au même bonheur… quel gâchis.
La Pacha Mama nous en veut et nous le fait savoir. Les changements climatiques n’en sont qu’à leurs débuts…

Ce voyage nous a laissé dans un profond pessimisme quant à l’avenir de notre planète, ou plutôt, l’avenir de l’humanité et de la biodiversité. La planète terre, elle, finira par s’en remettre, même dévastée et dépeuplée, merci pour elle…

 

Comme toute bonne chose a une fin (pourquoi d’ailleurs?) nous finissons nos pérégrinations tranquillement en Martinique, dans notre bungalow entouré de forêt tropicale, notre dernier « WorkExchange ». Le temps de méditer sur tout ça, digérer, se projeter dans une autre vie, se préparer à un retour qui nous semble 100 fois plus difficile que le départ…
Merci à tous de nous avoir suivi, encouragé et avec qui nous avons pu partager ce rêve magnifique !

 

Souvent, on se prend à imaginer que si chaque homme vivait le quart de ce que l’on a vécu, le monde serait bien plus paisible et beau…

PS : Rendez-vous début juin pour notre retour en France !

 

Nous essaierons de mettre à jour régulièrement la suite de nos aventures autour du globe…

Après Berlin, Riga, Moscou, le Transsibérien, la Mongolie, la Chine, le Japon, les Philippines, l’Indonésie, Singapour, la Malaisie (déjà en ligne) ;
Sont à venir : la suite de l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Polynésie Française, l’ile de pâques, le Chili, le Pérou, la Bolivie, l’Argentine et la terre de feu, le Brésil, la Californie, NYC, la Martinique.


16 Responses

  1. Marie-Aude dit :

    Alors à très bientôt les birds!!
    Gros bisous des Rouchons

  2. Manu dit :

    Ça fait vraiment rever !! Une vraie source d’inspiration ! Bon courage pr votre retour à la réalité ! Profitez !!

  3. Vaguener dit :

    Super voyage, super expérience, découverte de paysages magnifiques, de personnages improbables merci à vous profitez de vos derniers instants et bon retour chez vous, chez nous bises

  4. chantal dit :

    Maintenant que votre retour est presque programmé, nous avons hâte de vous retrouver à Rouen.
    Profitez encore bien de votre séjour dans l’ île qui fête aujourd’hui l’abolition de l’esclavage.
    Bisous
    Mamounette

  5. jo dit :

    on a du rhum martiniquais à la maison ma doudou, vous serez pas trop dépaysé lol

  6. Globefooders dit :

    Merci pour ce texte
    Preparez-vous au retour : ça pique !

  7. HELENE dit :

    Hello les Birds, je suis contente d’avoir de vos nouvelles et votre article est très émouvant …je suis étonnée que vous ayez fait le choix de rentrer en France, est-ce que ça voudrait dire que finalement la France ça n’est pas si mal ??? vous avez raison de rentrer début juin, ça sera moins déprimant que de revenir en automne ou bien en plein hiver !continuez à bien profiter et bon retour …Hélène

    • FreeAs2Birds dit :

      Merci Hélène ! Pour ce qui est de notre retour, ça n’est peut être pas définitif… Tout dépendra de « l’ambiance » en France.
      On a été dans plusieurs pays où l’on sentait tellement bien… A voir !
      A bientôt. Bises

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