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Philippines

Nippons VS Philippinos : Le grand choc

31 Oct , 2015  

Auteur : Laurent /

 

Mardi 4 Août, Narita Airport Tokyo. Nous embarquons vers midi. Après 4h30 de vol nous arrivons à l’aéroport de Cebu City, Philippines. Au moment de passer à la douane, les ordinateurs du service de l’immigration tombent en panne… bienvenue aux Philippines ! Heureusement, cela ne dure que dix minutes et nous entrons sur le territoire du 7ème pays de notre périple.

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Narita Airport Tokyo

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Sous nos ailes, les Philippines !

Nous débarquons sans un sou et les deux malheureux distributeurs du hall sont en pannes. Nous ne pouvons pas prendre le taxi et aller à notre hôtel…nous sommes voués à dormir dans la rue glauque derrière l’aéroport… heu.. non, on va trouver une solution : on va simplement traverser la rue et aller dans le nouveau terminal de l’aéroport où il y a des distributeurs qui fonctionnent !

Nous prenons un taxi pour rejoindre le G&B hostel à Cebu. Nous sommes un peu en train de vivre un choc culturel. Après un mois au Japon, le pays le plus propre, sécure et ordonné au monde, nous arrivons dans un pays en développement, et surement un des plus pauvres. Le taxi, prend des raccourcis pour éviter les embouteillages et nous fait passer dans des rues aux allures de bidonville. Nous nous regardons, un peu effaré et un peu sous le choc, tout n’est que pagaille, bruit, pollution, les gens et les enfants sont crasseux et en guenilles, il va nous falloir un petit temps d’adaptation, mais ça fait partie du voyage. Nous arrivons à notre hébergement qui se trouve sur une rue très bruyante. L’employée de l’hostel nous montre notre chambre, plutôt propre, et nous indique un resto bon marché à quelques pas.

Nous nous y rendons en marchand sur les trottoirs défoncés et nous y sommes accueilli par le sourire des jeunes philippines qui travaillent là. Nous commandons un plat chacun, des brochettes, des bières et du riz, le tout pour 150 pesos, soit 3 euros !

Nous faisons la rencontre à la table d’à coté, d’un vieil hollandais, marié à une philippines depuis plus de 15 ans qui est venu passé sa retraite ici. Il nous précise, amusé, qu’il préfère payer ses impôts ici qu’en Hollande, car ici, il n’y en a pas !
Nous discutons deux bonnes heures avec lui en buvant quelques bières et il nous explique un peu toutes les ficelles du pays, ce qui nous fait une bonne entrée en matière.
Nous le quittons vers 21h30 pour aller prendre une bonne douche et nous coucher, équipés de nos boules quiès tant la rue est bruyante : klaxonnes, musiques, pots d’échappement débridés…

Mercredi 5 Août
Nous retournons prendre notre petit déjeuner dans le même resto qu’hier soir, un american breakfast pour 250 pesos (5 euros à deux) et c’est le ventre bien rempli que nous partons de la G.H. vers 9h30 pour le Pier n°1. Je paye le taxi 120 pesos et nous nous dirigeons vers le terminal.

Nous attendons notre bateau en écoutant dans la salle d’attente des musiciens aveugles jouant des airs un peu mexicains, mais c’est surement philippin. Je leur dépose un billet au passage puis nous embarquons sur le ferry pour deux heures de traversée vers l’île de Bohol. Plus le temps passe et plus le temps se gâte, la mer se déchaîne, et nous entendons la coque du bateau claquer sur les vagues. C’est encore supportable. C’est juste que l’on se cognent dans les sièges à chaque bourrasque.

Nous arrivons enfin, sous la pluie et nous sortons sur le quai, où comme d’habitude, les chauffeurs en tout genre se jettent sur nous pour nous emmener, là où on veut.
Entre taxis, chauffeurs privés, et tricycles, c’est la guerre des tarifs et nous finissons par avoir le prix qui nous intéresse, soit 400 pesos pour 15 kms en partageant le véhicule avec un couple de chinois, soit 200 chacun, ça fait quatre euros. Notre monospace nous dépose une demi heure plus tard chez Hope Homes, la guest house que nous avions repérée sur le net. La nuit est à 750 pesos (14 euros) mais le scooter est compris avec la chambre, ça fait une bonne économie (ici un scooter se loue 500 pesos la journée !).
Petit bungalow en paille et bambous, salle de bain incluse, un cafard ou une araignée passe de temps en temps, mais ça va. On est quand même en pleine jungle ! Les employés sont sympa et cool, à la philippine. Nous laissons notre linge à laver et partons en scooter pour la plage la plus réputée de l’île, Alona beach – Panglao à seulement cinq minutes.

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Le fameux sourire Philippin, dès le plus jeune âge !

Notre scooter est un peu pourri, mais je roule cool, ça ira. Ne connaissant pas encore le coin, nous nous arrêtons dans le premier resto/bar d’un expatrié, légions ici, un allemand, « chez Helmut ». Nous prenons une bière pour « fêter » notre arrivée, et finissons par commander un plat Thaï, délicieux mais un peu cher pour nous. On trouvera moins cher le prochain coup.

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Chez Helmut !

Nous allons faire un tour sur la plage qui a été pas mal amputée par les dernières tempêtes et les sacs de sable et murs en béton qui tentent de la préserver encore un peu sont en sursis. Les bars et commerces collés les uns aux autres défigurent le paysage et en plus il fait gris aujourd’hui. Nous sommes un peu déçus de cette « fameuse » plage d’Alona si réputée. Nous rentrons vers 18h00 finir la soirée à notre hébergement.

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Alona beach

 

Jeudi matin je me lève vers 8h00 et attends qu’Alex se réveille pour regarder ensemble le film commencé hier soir sur l’ordi.
Nous bookons deux nuits de plus ici, et prenons le petit déj aussi sur place.

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Un coup de scooter plus tard et nous retournons au centre ville pour aller enfin se faire faire un massage tant attendu, dans un salon repéré la veille. Nous prenons rendez vous pour midi et allons vers la plage nous acheter deux trois fringues. Alex opte pour une petite robe à six euros et un tee-shirt à cinq et moi un tee-shirt et un caleçon de bain pour quinze euros. Surtout que trois de mes tee-shirt ont disparu « mystérieusement » au Japon…

De retour au salon de massage, et là, enfin, un moment de détente complet. Petite pièce cosy, climatisée, musique douce asiatique, et fleurs de tiare flottants dans l’eau face à notre visage dans le trou sur la table. Un vrai délice aux huiles parfumées d’une heure de la tête aux pieds pour seulement huit euros ! Et oui, je sais, ça énerve…!

Nous reprenons le scooter comme deux limaces, complètement ramollies et décidons d’aller manger un bout dans un boui-boui philippin aux allures de vieux garage désaffecté. Le poulet qui cuit sur le barbecue hors d’âge semble appétissant, arrosé d’une sauce dont la recette est surement secrète. La patronne s’occupe de retourner les cuisses de poulet avec son bébé dans les bras, qui doit sentir lui aussi la marinade. Nous nous délectons de ce poulet ainsi, évidemment, qu’une portion de riz et de deux coca cola de 30 cl en bouteille en verre, le meilleur ! Et l’addition tombe : 180 pesos, 3,60 euros pour nous deux ! Voilà les prix qu’il nous faut !

Après ce festin, nous rentrons à notre bungalow pour passer l’après-midi à bloguer, sous le doux souffle du ventilateur.

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Vous ne rêvez pas, Alex fait de la couture, et à la lampe frontale en plus !

Nous retournons au centre du village vers 20h00 pour de nouveau jouer les « américains » chez un expatrié français qui tient un joli petit resto, « l’éléphant bleu » (surement un ancien gérant des lavages de voitures en France !). Nous y mangeons un curry de poulet délicieux et deux coca pour un prix hors budget pour nous : 620 pesos (13 euros)

Nous déposons le scooter au parking « obligatoire » car près de la mer c’est interdit, et nous marchons sur le sable le long de la plage devant tous les bars et restaurants qui s’animent à cette heure. Un concert rock dans l’un des bars nous attire vers une de ses tables. On n’a plus le choix que de siroter une bière bien fraiche pour finir la soirée, en écoutant du Eagles, Sorpions, Led Zeppelin, Pink Floyd, Van halen, Jimmy hendrix, j’en passe et des meilleurs. Le groupe joue super bien, le chanteur est bon, que demander de plus !

Demain nous retrouverons un ami du Transsibérien…

 


4 Responses

  1. Lefaucheur dit :

    Après la culture « noodles » vous allez devenir incollable sur le riz !! Continuez à nous enchanter et à nous faire rêver ! Enjoy !

  2. Pyée Patrick et Annick dit :

    Ravis débous retrouver

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