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Japon

Un p’tit pont, pont, pont, les petites japonaises…

27 Sep , 2015  

Auteur : Laurent /

Mercredi 22 juillet, 8h00 du mat, nous sommes à la station de vélo, dans le hall et nous remplissons les formulaires d’envoi pour nos sacs alors que la location de vélos ouvre enfin. Nous équipons nos vélos avec panier et porte-bagages où nous fixons nos petits sacs et aussi la mini caméra.

Vers 8h30 nous démarrons notre périple, la première côte, le premier pont d’où nous prenons le temps de nous arrêter pour filmer et prendre des photos. Nous avons de la chance aujourd’hui, le temps est couvert et malgré les 28 degrés, nous n’allons pas crever de chaud au soleil, sous les 35 degrés habituels.

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Ainsi les kilomètres s’avalent s’en s’en rendre compte, même si à chaque pont il y a sa côte à monter.
Le paysage est assez joli et la végétation ressemble pas mal à celle de chez nous, même si en passant dans certains endroit où elle se fait plus dense, ça grouille pas mal de bruits bizarre et d’insecte en tout genre.

Nous faisons un arrêt dans un petit village désertique juste devant une maison où une dame s’affaire, nous interpelle et insiste pour nous servir un café glacé, que l’on accepte avec plaisir.

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En fait nous nous sommes arrêtés sans le savoir à une station relais pour les vélos, où un petit ravitaillement gratuit est offert. Malheureusement ce sera la seule fois du trajet. Nous remercions cette dame et repartons.

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Nous nous arrêtons vers 13h, sur une aire de repos spécial cycliste face à un pont, pour manger nos barquettes achetées initialement pour le dîner de la veille, qui en fait nous servirons de déjeuner, ça tombe bien en fin de compte.

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Les kilomètres défilent et à mi-chemin nous commençons à chercher un camping, comme prévu, celui repéré dans un guide de la région, mais aucune indication, et nous ne le trouvons pas.

Nous avons beau demander aux gens que nous croisons, rien. Pour ce qui est du tourisme, les japonais ne sont pas très forts, et il est très difficile d’avoir des infos même dans les offices du tourisme !
Nous continuons donc et dans chaque petite ville nous cherchons désespérément un camping. Mais les villes et villages que nous croisons semblent désertés eux aussi, désuets, et quasi à l’abandon par endroit. Les seuls choses qui subsistent ici sont des usines de métallurgie dédiées aux chantiers navals, et des chantiers navals…

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Nous arrivons à peu près à 60 kms parcourus et nous commençons a être épuisés par les côtes. Nous arrivons près d’une petite plage et d’un un mini parc aquatique où il y a enfin un peu de monde, mais là encore pas de camping.

Nous déambulons de droite à gauche et nous tombons sur un panneau qui nous indique un camping. Enfin ! Nous descendons une pente dans un cul de sac et arrivés en bas, le dit camping est lui aussi fermé et désaffecté, l’air de jeu idem, tout est à l’abandon. Dommage la petite plage était sympa.

Nous cherchons avec Alex un endroit potentiel où poser notre sac de couchage. L’air de jeu : pas d’abri en cas de pluie ; des toilettes publiques désaffectées : inondées d’eau et trop sales parterre ; au bout du chemin un petit temple : pas possible, ça ne se fait pas. Nous tentons donc d’ouvrir de force avec un planche en bois les anciens locaux du camping, mais rien y fait. Nous remontons la côte à pied et tombons sur un restaurant fermé, mais avec des employés à l’intérieur.

Je tente de convaincre la dizaine de femmes présentes de dormir quelque part dans les locaux, parterre, avec notre sac de couchage, mais le propriétaire n’est pas là et elles ne veulent pas prendre la responsabilité, et surtout elles trouvent ça très étrange je crois, malgré nos explications. Tout ça avec l’aide d’un couple Thaï, qui parle japonais, qui était venu pour manger là, sans savoir que c’était fermé.
Après une bonne heure de palabre sans succès, nous décidons de finir le trajet vers Onomichi malgré la fatigue.

Nous reprenons la route pour les 15 kms qui restent, nous prenons le dernier pont et sur le chemin nous trouvons une cabine téléphonique pour appeler la G.H. réservée pour le lendemain voir s’il y aurait de la place pour ce soir. C’est ok ! Nous finissons donc le trajet soulagés, sous une petite pluie rafraichissante. Nous prenons un bac pour rallier Onomichi, car le dernier pont est interdit aux vélos, et nous arrivons enfin vers 19h00 exténués. Une bonne douche, une bonne nuit de sommeil et tout ira bien, à part que l’on aura le c… en rondelles pendant trois jours, mais c’est normal après plus de 70 kms de vélo, quand on a pas l’habitude…

Nous sommes finalement fiers de notre petit exploit réalisé en une journée, à travers cette partie du Japon méconnue, malheureusement un peu désertée, mais qui nous laissera un bon souvenir.

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Jeudi 23 juillet.

Je me lève vers 8h30 et descend prendre un café, et nous déjeunons ensemble vers 10h00 avec Alex.
On glandouille jusqu’à 14h00 et on part en ville à vélo se chercher un plateau au 7/11, que l’on va manger sur les berges de la rivière. On se balade ensuite le long du port, toujours à vélo et on s’arrête manger une glace chez un sorbetier artisanal qui a la particularité de ne faire « que » de la glace vanille, mais délicieuse. En reprenant les vélos, nous croisons le couple de Thaï de la veille, soulagé que nous ayons trouvé une solution.

Puis on se dirige, pour continuer notre balade le long du rivage de la mer intérieur de Seto qui borde la ville et l’on s’amuse en voyant certaines enseignes de restaurant. Les japonais adorent les termes français et n’hésites pas à donner des noms français aux restaurants ou commerces avec plus ou moins de réussite concernant la traduction…

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Nous allons ensuite rendre les vélos à la station de location, où l’on nous remet un badge certifiant que nous avons bien fait la traversée des six ponts. Pour nous ce sera comme une médaille et nous l’accrochons aussitôt à notre sac à dos !
Nous rentrons à la G.H. et squattons jusqu’à 21h00 avant de ressortir manger un onomichiyaki (un okonomiyaki mais d’Onomichi ! Ah oui faut suivre !).

Alex est écœuré de cette spécialité culinaire très très … spéciale, et elle se promet de ne plus jamais en manger. Nous rentrons nous coucher le ventre plein.

Demain, rendez-vous émotion avec l’histoire…

 

Petit Bonus, le film de la traversée !!!

 


5 Responses

  1. Mamounette dit :

    Bonjour ou bonsoir les Oiseaux, dans le titre de ce reportage, j’ai l’impression d’entendre Laurent quand il parle Chinois ou thaïlandais
    Après ces 70km en un jour, vous devez avoir les mollets d’Amstrong et des fesses callipyges .
    A vous voir sur les photos, avec les kilomètres, vous avez gardé le sourire mais certainement perdu quelques kilos…
    Le principal c’est que vous continuiez à apprécier tous les moments de ce périple.
    Gros, gros bisous
    Mamounette

  2. Mamounette dit :

    Ainsi font, font, font les petites mar…….

  3. LE ROY Frédérique dit :

    Bonjour les birds, je pense comme chantal vous allez avoir des mollets et des fesses en béton. Ça à dû être flippant de chercher un endroit pour la nuit s’en rien trouver, ça m’a foutu la frousse à moi. Ne vous plaignez pas d’avoir encore 25°, nous on a 8° le matin et 18° l’après-midi, frisquette le matin. Gros bisous et bonne route les birds.

    • FreeAs2Birds dit :

      Coucou, oui effectivement nous avons prit du muscle, même si on a maigri, surtout du gras !
      Et pour l’endroit où dormir, c’est vrai qu’un moment on pensait dormir dehors mais au Japon c’est délicat.
      C’est pour cela que nous avons, malgré la fatigue, été jusqu’au bout.
      Pour ce qui est du temps, ce soir il fait 25° et je vous écris assis dans un transat au bord d’une piscine.
      Bisous à tous

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