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Japon

Au Japon comme à la maison ! (épisode 3)

29 Août , 2015  

Auteur : Laurent /

 

Samedi 18 juillet.

Tout le monde debout à 9h00 pour pouvoir prendre le car à 11h30, direction Takamatsu. On avale un petit déj, et c’est parti direction la gare de Suma pour prendre un train vers la gare routière. La ligne de train JR que l’on prend « habituellement » est fermée ce matin, dû à la proximité des rails avec la mer, et le typhon étant passé cette nuit, les trains ne circulent plus. Nous devons donc prendre une autre compagnie un peu en retrait de la plage.

Nous montons dans le train qui s’arrête à la station Maiko bridge, la bien nommée, qui se trouve sous un énorme pont suspendu.
Et comme prévu avec Shomon et Wakaba, nous prenons le temps d’aller voir et visiter le pont. La visite se résume à un mini musée avec un film expliquant la construction et une promenade sous le pont mais au dessus de l’eau avec un plancher en verre à la clé. Attention au vertige et aux sensations à 50 mètres au dessus de l’eau plus le bruit et les vibrations à chaque passage de véhicule au dessus.

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Une fois les émotions passées et les photos et vidéos faites, nous remontons deux étages plus haut vers l’arrêt de bus. Il y a pas mal de monde car d’après une annonce faite par un agent de la gare, les cars sont en retard. Toujours les conséquences du typhon qui a aussi bloqué une partie de l’autoroute. Bref, nous redescendons un étage plus bas à l’abri du soleil pour patienter. La faim se faisant ressentir je m’achète une gaufre au distributeur.

– Ce qu’il y a de bien au Japon c’est qu’il y a des distributeurs de boissons et de snack à tout les coins de rue, partout, même en campagne et même dans les quartiers pavillonnaires. Bien entendu ils ne sont pas blindés et bien sûr ils ne sont jamais détériorés…-

Wakaba nous propose d’ouvrir un des paquets de gâteaux qui étaient destinés à ses parents pour nous calmer la faim. En guise de gâteaux, ce sont en fait des galettes de riz soufflé mélangé à de la pieuvre et du wazabi ! Bah en fait c’est pas mauvais, même bon !

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Wakaba faisant des aller-retours pour voir si le car arrive, nous prévient vers 12h30 qu’il est là et nous filons tous en vitesse au dessus pour ne pas le louper. Sur la route nous nous moquons de Wakaba qui nous avait dit que ses parents habitaient à la campagne et qui en fait habitent en province, dans une ville de 425.000 habitants. Loin des vaches, moutons,…comme on le pensait. Shomon se moque surement encore d’elle à l’heure qu’il est.

En arrivant à Takamatsu, le père de Wakaba nous récupère sur le parking d’un market Lawson, où nous étions allés nous réfugier pour la climatisation, la température étant d’au moins 35 degrés dehors. Nous faisons connaissance avec son père qui nous emmène directement dans un petit resto pour y manger la spécialité du coin, les utongs. Ce sont des pâtes, longues comme des spaghettis mais carrées et très épaisses, environ 5 mm2, servi dans un bol avec du jus de type bouillon. Avec ça des fritures d’oignons, pour moi et de poisson pour Alex. De quoi bien se caler.

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Après ça nous déposons nos gros sacs à dos à la maison familiale et faisons la connaissance de la grand-mère, la maman et la soeur de Wakaba. Les présentations faites, nous repartons tout de suite pour l’exercice de la journée, tous les quatre en compagnie du père de Wakaba, gravir les plus de 800 marches d’un temple. Il fait très chaud, et équipés d’un bâton de marche nous commençons l’ascension de l’escalier qui traversent tout du long de nombreux magasins de souvenirs et d’artisanat. Le rythme va en ralentissant proportionnellement au nombre de marches montées, et c’est au bout de 45 minutes environ que nous touchons le but. Un Shrine trône fièrement en haut de la petite montagne surplombant la ville. Il est dédié à la mer, et chacun vient y « baptiser » son bateau pour apporter chance en y accrochant une représentation de son navire. Après de longues minutes de déambulations nous amorçons la descente.


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Arrivés en bas, après pas mal d’eau perdue et bue, comme pour la montée, nous reprenons la route, direction l’école de percussions japonaises où le père de Wakaba prend des cours. Ce soir c’est un groupe d’une dizaine d’enfants (de 5 à 10 ans environ) qui s’entraîne pour la compétition nationale qui aura lieu dans deux mois. Nous sommes époustouflés par leur performance, d’autant q’ils n’ont commencé qu’en début d’année. Au moment de la pause, c’est à nous de nous essayer au tambour japonais. Le professeur m’initie en premier avec Shomon, puis Alex et Wakaba prennent place aussi pour essayer… là on se rend compte de la difficulté ! Les cours reprennent, et au bout de 2 heures de spectacle, nous reprenons la route pour rentrer.

A notre arrivée nous prenons tous ensemble, café et thé pour se détendre après cette journée et faire plus ample connaissance avec la famille.
Après une douche bien méritée, nous rejoignons, la grand-mère, la maman et la soeur de Wakaba qui se sont affairées à préparer le diner avec tout un tas de plats différents : Riz au saumon, beignets de poulets, sushis, haricots écossés, même une sorte de poulet basquaise, accompagné de bière, saké, liqueur, enfin, tout pour passer une bonne soirée. Le repas se déroule merveilleusement bien, et tout est délicieux ! La famille réunit comme ça, ça fait plaisir à voir, et nous sommes accueillis comme des rois, mieux même, car on se sent comme des membres de la famille. C’est vraiment très généreux de leur part et nous en sommes très honorés.

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Tout le monde est de bonne humeur, et mamie est très sympa, car elle nous donne respectivement à Alex et moi, 20 et 22 ans !! Je ne sais pas si c’est pour nous faire plaisir mais elle nous trouve « très jolis » !

Et Wakaba en profite pour faire remarquer, comme elle me l’a dit la veille, que je ressemble à Tom Cruise (dans mission impossible 3 !). Sa soeur est d’ailleurs d’accord avec elle ! Bon… (pas de commentaires à ce sujet svp, merci !)

Mamie nous quitte vers minuit pour retourner chez elle à vélo. La soirée se passe super bien et nous allons nous coucher heureux de ce plein de générosité.

Dimanche matin levé 9h00 et nous descendons rejoindre tout le monde pour le petit déj. Le papa de Wakaba à eu la gentillesse d’aller acheter des croissants. Peut être un peu pour nous ?! Avec ceci il y a aussi, du riz, des tomates, salade, de petites saucisses, etc, le petit déj traditionnel.

Après cette collation nous partons avec toute la famille faire la promenade dominicale à pied à 10 minutes de la maison voir la rizière de mamie au milieu des quartiers pavillonnaires. – Il y en a partout maintenant en ville. Les terrains de rizières sont vendus par les exploitants pour construire des maisons – La mamie s’occupe seule de sa rizière qui fait bien deux mille mètres carrés, et ça à 75 ans !

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Après le tour de la rizière nous retournons à la maison préparer nos sacs. Il est presque 11h00 et nous devons rejoindre la ville de Imabari à 140 kms de là, et Shomon et Wakaba doivent reprendre leur bus pour rentrer à Kobé.

Nous sortons sur le perron de la maison, et le papa de Wakaba tient à faire une photo de « famille » avec nous. Nous posons  tous, et le minuteur se déclenche. C’est dans la boite !  Nous faisons nos adieux à la maman et la soeur de Wakaba, en les remerciant de ce si gentil accueil.

Un couchsurfer nous attend à Imabari pour 18h00 et nous avons décider d’y aller en stop.
Le papa décide, avant de déposer Shomon et Wakaba au bus, de nous emmener sur une aire d’autoroute pour plus de facilité, et Shomon nous a écrit un mot en japonais, avec la ville où l’on désire aller.

Il fera bien 50 kms avant de nous arrêter sur l’air d’autoroute, c’est sympa. Enfin arrivés, tout le monde descend, et nous faisons nos au revoir émus, à Shomon et Wakaba, qui nous ont si gentiment accueillis chez eux durant une semaine, et au papa de Wakaba, tout en les remerciant.

La voiture s’éloigne, et nous sommes maintenant seuls sur cette aire d’autoroute en pleine province japonaise.
Nous décidons d’aller acheter une bricole à manger mais le magasin n’est pas très bien fourni. Et ce sera donc un mini sandwich et un petit paquet de chips.

– Il faut dire qu’au Japon, mis à part le sur-emballage qui fait qu’une fois déballé on a trois fois moins de choses que l’on pensait, tout est en petite quantité ou en petit format. Les yaourts font 75 grammes, les sandwichs sont tout petits, beaucoup de produits sont vendus à l’unité, comme les fruits ou les légumes, et la plupart des formats est vraiment moitié moins grands que chez nous. On a même vu des oeufs vendus par deux –

Une fois notre repas frugal avalé, on met de coté notre timidité, on prépare notre message en japonais pour se poster devant la sortie du magasin/restaurant. J’attends juste sur le côté avec les bagages et Alex, avec un sourire LIDL (pour ceux qui connaissent les magasin LIDL, il suffit de regarder l’affiche de la blonde qui est sur la pub à l’entrée des magasins et vous comprendrez) commence le démarchage de toutes les personnes qui sortent, et les interpelle d’un « sumimasen » (« excusez-moi » en japonais) qui permet d’aborder les gens.

Un, deux, trois,… tous les essais sont infructueux, mais en même temps, notre destination n’est pas vraiment sur le trajet de l’autoroute. Après une vingtaine de minutes, un couple regarde la carte avec nous, ils ne vont pas très loin d’Imabari, et acceptent de nous y emmener. Yes ! Nous les suivons et au fur et à mesure que nous nous approchons des voitures, en regardant les modèles, je me rends compte qu’ils se dirigent, non vers le gros 4×4 devant moi mais vers la plus petite voiture que l’on pouvait avoir : une Mini ! Le chauffeur ouvre son coffre et démonte la plage arrière, je case mon gros sac et un autre petit. Le coffre est plein. Alex monte derrière avec la femme du chauffeur, son gros sac et son petit et je monte devant avec mon petit sac. la Mini est blindée. Mais c’est super sympa de leur part d’avoir malgré tout accepté. Nous sommes parti ! Nous échangeons durant le trajet quelques banalités habituelles malgré leur anglais limité, et le chauffeur me demande où nous allons exactement. Je lui dis la gare JR d’Imabari, et après quelques mots avec sa femme, il me dit ok, nous ferons un détour mais nous allons vous déposer à la gare.
Génial ! Une heure plus tard environ ils nous déposent juste devant la gare et nous les remercions après avoir vidé la voiture.

Maintenant, reste à trouver notre rendez vous couchsurfer pour ne pas dormir dehors…


One Response

  1. LE ROY Frédérique dit :

    Bonjour les birds, que d’aventure. Je vois que vous avez une bonne mine tous les deux. Vos rencontres sont toujours aussi enrichissantes et toutes ces familles qui vous accueillent chaleureusement ça fait chaud au cœur de voir que des populations sont humaines. Je vous souhaite encore de belles choses et à bientôt. Bisous.

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