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Mongolie

Gengis Khan nous voilà ! (épisode 5)

5 Juil , 2015  

Auteur : Laurent /

8 jours à la découverte du Gobi


Jour 5 – 8 juin

Réveil 7 heures. Petit déjeuner, au revoir à la petite famille et c’est parti pour des heures de secousses !

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Nous nous arrêtons vers 13h dans un petit village pour y déjeuner. C’est étonnant ici plusieurs équipements ont l’air neufs, comme le parc de jeux pour enfants. Bogguey m’explique que c’est dû à des investisseurs coréens, qui font du business dans la région et offrent des infrastructures en échange.

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Nous mangeons dans un « resto-yourte » du village, et nous partons vers Bayanzah Bulgan pour y découvrir les Flamings cliffs. Ce nom fût donné par l’explorateur Roy Chapman Andrews qui fût le premier à faire des fouilles dans le coin entre 1920-1923. Et y découvrit un site néolithique avec de nombreux restes de dinosaures. (Maintenant visibles au musée de U.B.)

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Nous passons ici une bonne heure, à arpenter les sommets de ces formations faites de sédiments, avec en bas une vallée immense à perte de vue, un peu comme le canyon du Colorado. Mais de toute façon dans le Gobi, tout n’est qu’immensité…
Nous devons partir. Dordge doit nous trouver pour ce soir un endroit où planter la tente, près d’une rivière.
Après plusieurs heures de recherches, nous nous arrêterons près du lit d’une rivière presque asséchée, car en cette saison il n’y a presque plus d’eau. Mais qu’importe, nous sommes seuls, mis à part quelques chevaux au loin, ça fera l’affaire. Nous montons la tente tous les quatre avec l’aide de Dordge.

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(private joke) Un petit délire que j’ai introduit dans le groupe consiste à parler avec une voix pincée très rapide et un accent du bush australien, qui au départ devait être : « Good day mate ! » qui s’est transformé en « Gooday Mike ! », qui fera bien rigoler Ed la première fois que je lui est sorti, et qui deviendra un Gimmick au sein du groupe. Même Alex s’y est mise ! (écoutez l’extrait !)

 

Tout comme la façon de dire bonjour que j’ai demandé à Bogguey de m’expliquer. Normalement on dit : « Sa aine baynou » et on répond : « Sa aine ».
Mais en gros, ça veut dire aussi « comment vas tu ? » et d’après ses explications ça veut dire pleins de choses !

Donc pour la faire marrer, de temps en temps, les dialogues entre nous donnaient : « Sa aine baynou !», « Sa aine ! », « Sa aine baynou ?», « Oh yes, « Sa aine baynou !», « and you ?  Sa aine baynou ?», « Oh yes Sa aine, Sa aine  », etc.
Mais difficile, de comprendre hors contexte, je l’avoue ! Pour cela un petit exemple sonore.

 

Revenons à nos moutons, où à nos chèvres devrais je dire !
Une fois fini, nous partons faire un tour dans les environs pour faire films et photos.

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A notre retour, Boggey nous prépare le repas et Dorge, lui est allé avec le van au bord de la rivière pour le nettoyer avec le peu d’eau qu’il y a dans la rivière. On a posé une couverture par terre et on a mit les sacs de couchage autour pour s’assoir.
Nous mangeons tous ensemble dans cet endroit désertique, mais tellement calme.

 

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Après mangé, nous invitons Boggey dans la tente pour jouer aux cartes. Elle tente de nous apprendre un jeu, mais un peu compliqué, nous finissons par jouer au keums, plus simple et plus marrant.

Bref, nous finissons par nous coucher tous les quatre, serrés comme des sardines, mais comme il fait froid, ça n’est pas très grave. Pour ma part, je dormirais même avec mon bonnet, et Alex dort toutes les nuits avec 2 duvets voir 3 et le drap de soie.

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Le vent souffle et la pluie se met à tomber toute la nuit…

 

Jour 6 : 9 juin

Au matin heureusement, pluie et vent se sont arrêtés, et tout est redevenu calme, à part des bruits bizarres dehors… J’ouvre la fermeture de la tente. Nous sommes entourés de chevaux qui broutent tranquillement. Quel réveil sympa !
Après le petit déjeuner que nous a apporté Bogguey dans la tente, fait de crêpes maison, nous plions le camp et reprenons la route ; enfin plutôt la piste.

Dordge comme à son habitude, nous passe son unique K7 de musique, où il n’y a que trois chansons, en boucle. Cela fait depuis le début du tour que nous l’entendons. Il chante discrètement en jettant un oeil au rétro voir si on ne l’écoute pas.
Evidemment, vu qu’on entend toujours les mêmes chansons, on finit par chanter tous ensemble, en « yahourt mongol », « dangilidan, dangilidan, dangilidan didan… » (cliqué sur l’extrait !) et parfois on improvise même des paroles et des instruments tel un big band local.


Et ça fait bien marrer Dordge et Bogguey!

Vu toute la pluie qu’il est tombée, le terrain est boueux et le van part en travers de temps en temps mais Dordge à l’habitude, et le rattrape sans broncher. Nous arrivons enfin au village, où vit toute sa famille et Boggey nous apprend que ce soir nous irons dormir chez lui. Nous mangeons un goulasch dans un resto local, et faisons des courses pour le repas de ce soir, viande et légumes. Ce soir c’est Dordge qui cuisinera pour nous chez lui. Nous récupérons au passage sa femme et ses enfants et après une heure de route nous arrivons enfin dans sa famille.

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La belle-soeur de Dortge

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Dortge, son frère en habit traditionnel, et sa femme

Présentation avec tout le monde, petits gâteaux, thé. Nous allons faire le tour du propriétaire. Deux yourtes, une étable, et au loin des centaines de chèvres, et moutons. Je pose la question à Bogguey si c’est rentable d’être éleveur dans un coin pareil, et elle m’explique que, mis à part la viande qu’ils peuvent vendre et manger, c’est surtout la laine des chèvres qui rapporte. Car elle produisent le fameux cachemire ! Voilà l’explication. Et elle me dit qu’ils vivent même très bien malgré l’aspect rudimentaire de leur mode de vie.

Je regarde autour de moi et je ne vois pas de toilettes. Je demande à Dordge, et il rigole. En fait il n’y en a pas ! Il me fais signe, derrière la colline. Ok ça marche. Il faut faire 300 mètres mais c’est la nature ! Je me rends derrière cette colline et me rends compte qu’il n’y a, comme d’habitude rien à des dizaine de kilomètres.

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Les toilettes ici, le camp au loin.

La vue est dégagée sur la steppe mongole. Pas un arbre, ni un arbuste. Personne. Il y a du vent, il commence à pleuvoir, je suis seul et c’est cool. Mais un peu froid au c….

Nous allons voir le troupeau comme d’habitude, puis nous retournons à la yourte où Il fait plus chaud.

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Nous verrons toute la famille défiler dans la yourte, dont le frère de Dordge en tenue traditionnelle, qui revient après avoir ramené le troupeau à moto. Les éleveurs sont plus souvent à moto qu’à cheval de nos jours.

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la belle-soeur à moto

Dordge nous prépare du mouton cuit à l’étouffé pour le dîner que nous mangerons vers 18h00 et, en bon hôte, il nous offre les meilleurs morceaux et garde les os à rogner pour lui et sa famille.


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Même sa petite fille de 7 ans, « Markot », va rogner un os. En tout cas, c’est succulent ! Un petit thé après ça pour digérer.
Pour le coucher, comme il n’y a que deux lits dans cette yourte « parentale » donc, en bon princes, nous les trois garçons, laissons les lits à Alex et Bogguey. Nous dormirons parterre sur les tapis.

Demain, l’avant dernier jour, nous irons découvrir un parc digne des Alpes Suisses…


5 Responses

  1. Mamounette dit :

    Bonjour ou bonsoir les oiseaux,
    Alors là, innovation de la musique mongole revue et corrigée par Laurent, c’est quelque chose. J’en ris encore.
    Les commentaires et les photos, quel plaisir.
    Gros, gros bisous

  2. Jasnot Nicole christian dit :

    Merci pour les jolis photos. Bonne continuation. Bisous à vous

  3. Hélène dit :

    Coucou les birds,
    Merci pour ces nouvelles …les paysages sont magnifiques ! un vrai sentiment de liberté (enfin j’imagine) mais en photo c’est extraordinaire ..pas de problème de voisinage, vous devez avoir l’impression de revenir à l’essentiel ! c’est génial .. toutes ces rencontres doivent beaucoup vous apporter, quelle richesse !
    Le tube de l’été est très entraînant, merci pour ces extraits nous avons le son et l’image !
    Bonne continuation …
    Hélène (une fidèle lectrice)

  4. Dussaux dit :

    Coucou les jeunes,
    C est avec un grand plaisir que nous découvrons votre aventure.Nous attendons toujours la suite avec impatience.
    Les photos et maintenant le son vous êtes formidabl es..Bisous a bientôt Chantal Stephane.

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